Luc Montagnier, du VIH à la mémoire de l’eau

A la suite de l’annonce du départ de Luc Montagnier pour la Chine, ses prises de position en faveur des travaux de Benveniste sur la mémoire de l’eau ont refait surface. Il ne s’agit pas d’une extravagance ou d’une provocation gratuite: le co-découvreur du VIH pense que cette théorie explique certains de ses récents travaux, que je vous propose d’examiner avec moi. Toutefois, si la technique vous rebute, vous trouverez peut-être un intérêt dans la première partie de ce billet. En effet, en attendant qu’un sympathique virologue me fournisse les publications en question, j’ai pris le risque de vous paraître superficiel et me suis intéressé aux aspects « péri-scientifiques » de ces travaux, qui valent le détour:

-le texte est truffé de grossières fautes d’écriture; je ne suis pas un ayatollah (enfin, si), mais ça témoigne peut-être d’une certaine précipitation de la part des auteurs… ou du journal.

-les adresses e-mail des corresponding authors sont xxxx@yahoo.fr et yyyy@netcourrier.com… désolé, je ne connais pas ces instituts de recherche! Quand on a un prix Nobel dans l’équipe, voilà qui manque singulièrement de professionnalisme… Cela dit, même si je n’avais jamais vu ça, ce n’est pas un fait unique dans cette revue: j’ai trouvé un « chercheur indépendant » avec une adresse en zzzz@free.fr (d’après lequel le génome serait organisé de manière fractale selon le code génétique et le nombre d’or). Pour autant que je puisse en juger, il s’y trouve également des publications moins… révolutionnaires, pour lesquelles les chercheurs utilisent leurs adresses professionnelles.

-le journal: « Interdisciplinary Sciences: Computational Life Sciences« . Il n’existe que depuis 2009, les articles dont il est question ici appartiennent donc au volume 1, numéros 2 et 4. Lorsque l’on a des résultats d’une grande portée fondamentale (pas très loin de vouloir démontrer la génération spontanée, de nouvelles propriétés de l’ADN et la mémoire de l’eau), en plus sur un pathogène qui concentre l’attention de la planète depuis vingt ans, pourquoi ne pas aller chercher un Science ou un Nature, plutôt qu’une obscure revue? Enfin, vous ne la connaissez pas, c’est bien normal. Montagnier, en revanche, il connaît bien, et pour cause…

-Luc Montagnier est chairman de l’editorial board de cette revue. C’est rigolo, l’editor-in-chief et l’executive editor travaillent à l’université Jiaotong de Shangaï (celle du classement de la même ville), précisément là où Montagnier part exercer ses talents.

On peut donc voir le verre à moitié plein, et se dire que Montagnier, enthousiaste, a publié ses résultats révolutionnaires un peu vite, et qu’il a voulu en profiter pour lancer une revue dans laquelle il croit, pleine d’audace et destinée à révolutionner la science. Qui plus est, ses collaborateurs sont tellement impliqués qu’ils travaillent essentiellement depuis leur domicile, et emploient donc leur adresse email personnelle. C’est comme ça que la bactérie bleue et rose du logo de ce blog voit les choses. On peut aussi voir le verre à moitié vide, et considérer qu’un chercheur sur le retour a fourgué des papiers bâclés à peine assumés par ses collaborateurs à une revue de crackpots qu’il contrôle, et avec une liste de conflits d’intérêts sur laquelle Wikileaks se casserait les dents. Chacun voit midi à sa porte.

Les travaux scientifiques eux-mêmes sont articulés en deux parties distinctes. Dans le premier article (dont il sera principalement question ici), nos chercheurs mettent en évidence un signal électromagnétique émis par des cultures bactériennes filtrées, et ce à des grandes dilutions. Dans une seconde publication, ce phénomène est mis à profit pour détecter le VIH dans le sang de patients sous thérapie anti-rétrovirale.

Pour résumer rapidement la première étude, les auteurs ont observé un signal électromagnétique (au moyen d’un dispositif mis au point par Benveniste himself) dans des solutions issues d’un filtrat de culture de la bactérie intracellulaire Mycoplasma pirum, donc dépourvu de toute bactérie, fortement dilué dans l’eau pure, tandis que ce signal est absent des dilutions basses, c’est-à-dire des solutions plus concentrées. Les chercheurs ont ensuite utilisé Escherichia coli pour caractériser ce signal. Ce dernier disparaît avec le temps, ou lorsque la solution est chauffée ou congelée, ou encore lorsque le tube est placé à côté d’un tube contenant une solution de concentration supérieure et n’émettant pas de signal lui-même. Le signal ne disparaît pas lorsque la solution est soumise à des enzymes dégradant l’ARN, l’ADN ou les protéines. En revanche, l’ADN semble suffisant pour générer ce signal, même sous la forme de séquences aussi courtes qu’une partie d’un gène codant pour une adhésine de M. pirum (1,5 Mb). Les auteurs en concluent que « l’ADN induit des nanostructures aqueuses » qui elles-mêmes amplifient le bruit électromagnétique ambiant par un phénomène de résonance et donnent ainsi naissance au signal observé. Le rapport avec la mémoire de l’eau commence à apparaître… Détail qui semble avoir son importance, le signal n’apparaît que si les échantillons sont passés par une étape de filtration initiale, et par des dilutions avec une forte agitation mécanique… voici qui n’est pas sans rappeler la « dynamisation » nécessaire à toute préparation homéopathique. Il est extrêmement délicat de critiquer ce genre de travaux, je vais donc supposer que toutes les expériences ont été correctement conduites, que les auteurs ne mentent pas, surtout quand ils parlent de la reproduction de leurs résultats dans d’autres laboratoires ou de test en aveugle par deux « healthy operators« .

Je déplorerais d’abord l’absence de quantification: la « preuve » du phénomène se résume à des captures d’écrans d’un logiciel d’analyse de signal, sans mesures quantitatives et leur cortège de statistiques. Ensuite, le témoin négatif de ces expériences est donné par « une suspension non diluée ou une faible dilution négative », c’est-à-dire par un échantillon contenant quelque chose, mais n’émettant pas de signal. J’imagine que vous voyez le caractère circulaire de la démarche: l’effet est identifié à partir d’un témoin négatif, lui-même défini a posteriori par l’absence d’effet. J’aurais bien aimé que les auteurs commencent par montrer des enregistrements réalisés dans des solutions simples (eau très pure, sels, minéraux, sucres…), diluées ou non, et qu’ils prennent l’eau pure ou un surnageant sans bactéries comme témoin négatif. De même, lorsque l’origine du signal a été investiguée, de nombreuses enzymes de dégradation (DNAse, RNAse, protéases) ont été utilisées sur les échantillons, sans parvenir à en altérer l’activité. Des témoins (au sens expérimental, même si j’aurais aimé être présent) font cruellement défaut à cette série d’expérience: les enzymes étaient-elles bien fonctionnelles? peuvent-elles induire un signal par elles-mêmes? Tant que nous y sommes, pourquoi ne pas avoir utilisé une deuxième méthode de détection de signaux électromagnétiques, histoire d’écarter de possibles artéfacts? D’une manière générale, je regrette de toute mon âme l’absence d’une section « matériels et méthodes », celle-là même que l’on s’accorde habituellement à désigner comme la moins passionnante des articles scientifiques!

Ensuite, les interprétations des résultats me paraissent un peu hâtives. Ainsi, la section dans laquelle les auteurs présentent les tests enzymatiques destinés à caractériser le signal porte le titre « nature of the aqueous nanostructures« , histoire de ne pas laisser planer le doute. Le fait que le phénomène observé soit directement le fait de molécules d’eau n’est jamais questionné. Dans un autre registre, les auteurs observent que le signal observé semble être propre aux bactéries pathogènes pour l’homme (Bacillus subtilis, Staphylococcus aureus, Pseudomonas aeruginosa, Salmonella…), et absent des « bonnes » bactéries (sic) comme le sympathique Lactobacillus. Cette remarque témoigne à mon avis d’un incroyable biais anthropocentrique, voire d’un coupable finalisme, mais passons. La base moléculaire de cette distinction résiderait dans les adhésines, des protéines d’adhésion qui effectivement constituent des facteurs de virulence. On apprend justement dans la suite du papier que le signal est obtenu par une dilution de l’ADN d’un gène de Mycoplasma pirum codant pour une de ces adhésines! J’objecterai qu’une seule bactérie gentille, c’est trop peu pour s’autoriser le moindre commencement d’embryon de généralisation. Ensuite, il existe des adhésines chez Lactobacillus, comme chez la plupart des bactéries. D’autre part, le gène de l’adhésine de M. pirum n’existe chez aucune autre bactérie (le BLAST ne renvoie qu’un résultat), pourquoi ne pas avoir choisi une séquence moins rare? Enfin, la grande majorité des bactéries « méchantes » sont des pathogènes opportunistes (P. aeruginosa est une bactérie du sol), la classification manichéenne me semble donc inappropriée.

En résumé, ces travaux ne sont pas assez complets ni assez argumentés pour être convaincants, du moins à mes yeux. Globalement, le papier laisse une impression étrange, tant son écriture est peu… académique, et porte peu la marque du processus de peer-review. Mais le résultat le plus (d)étonnant de tous n’est que brièvement évoqué dans l’introduction de l’article, sous la mention « personal communication« . Montagnier aurait filtré une suspension de Mycoplasma pirum à l’aide de filtres dont les pores faisaient 20 ou 100 nm (soit bien assez étroits pour retenir n’importe quelle bactérie), aurait ensuite incubé le filtrat apparemment stérile en présence de lymphocytes humains dépourvus de M. pirum (mais qui peuvent servir de support à la multiplication de cette bactérie), et aurait observé à nouveau les bactéries après quelques semaines! L’hypothèse discutée à la fin de l’article (et plus librement par Montagnier dans l’émission de radio citée au début de ce billet) suggère que l’ADN créé une empreinte de molécules d’eau qui émet ce fameux signal, et, pourquoi pas, véhicule la même information génétique. Que dire? Que leurs filtres sont peut-être défectueux? Qu’un résultat aussi énorme et aussi simple devrait rapidement être reproduit dans des dizaines de laboratoires? Que j’aimerais bien voir ça? Que pour vouloir remettre la génération spontanée à l’ordre du jour, Montagnier doit vraiment être très fâché contre l’Institut Pasteur?

Votre avis m’intéresse au plus haut point, n’hésitez pas à le partager dans les commentaires, ou à poser des questions complémentaires si vous n’avez pas accès à la publication originale. Pour sélectionner les critiques les plus pertinentes, je suis même prêt à me faire l’avocat du diable!

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13 réponses à Luc Montagnier, du VIH à la mémoire de l’eau

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  2. Alexandre Wajnberg dit :

    À la première lecture, je suis assez d’accord avec votre analyse nuancée et argumentée. Entre le scientisme aveugle et borné d’une part et le gobage béat de n’importe quelle fadaise d’autre part, il y a place pour une ouverture aux faits troublants accompagnée d’intelligence critique. Bravo. Un point ne m’est pas clair, il s’agit du passage sur les témoins et le raisonnement circulaire, que je cite in extenso: « Ensuite, le témoin négatif de ces expériences est donné par « une suspension non diluée ou une faible dilution négative », c’est-à-dire par un échantillon contenant quelque chose, mais n’émettant pas de signal. J’imagine que vous voyez le caractère circulaire de la démarche: l’effet est identifié à partir d’un témoin négatif, lui-même défini a posteriori par l’absence d’effet. J’aurais bien aimé que les auteurs commencent par montrer des enregistrements réalisés dans des solutions simples (eau très pure, sels, minéraux, sucres…), diluées ou non, et qu’ils prennent l’eau pure ou un surnageant sans bactéries comme témoin négatif.  » Je ne le comprends pas tel que vous l’avez écrit, pouvez-vous l’expliciter?
    Merci!

    • Benjamin dit :

      Désolé de ne pas avoir été plus compréhensible, je précise donc le coup du témoin (ou contrôle, mais c’est un anglicisme, pouah) négatif

      Pour observer un phénomène quelconque dans un échantillon, on le confronte en général à un échantillon dans lequel on est *certain* que le phénomène n’a pas lieu. Par exemple, si l’on teste un médicament, on donnera un placebo à un groupe témoin ; si on teste l’action d’un gène, on proposera comme témoin un mutant ou le même gène est inactivé; si l’on teste l’impact d’objet biologiques sur le rayonnement électromagnétique, on devrait utiliser une solution dépourvue de biomolécules, etc.

      Dans ce cas, l’échantillon qui n’a pas d’effet pourrait en avoir un (c’est juste une question de dilution), mais on ne le verra jamais puisqu’il n’y a pas de véritable témoin négatif. La démarche est circulaire parce que le seul argument pour affirmer que ces échantillons sont négatifs, c’est qu’on observe un effet dans d’autres échantillons, dont l’effet est défini par rapport… à ceux qui sont négatifs!

      J’espère que j’ai été plus clair!

  3. G. Berteloot dit :

    D’un point de vue technique, je ne suis pas sur de pouvoir ajouter grand chose, mais sur la forme, un détail attire l’oeil des gens qui ont déjà affronté le processus de peer-review:
    Recevied (sic) 3rd January, Revised 5th January, Accepted 6th January

    On voit bien que le statut de Nobel apporte bien des avantages, un article publié en 3 jours, c’est assez rare (ou alors je suis aigri par des processus de 10 mois?), a moins que ca ne vienne du statut d’editor in chief.

  4. Sceptique dit :

    Ne serait-il pas mieux d’enterrer cette triste « mémoire de l’eau » avec son inventeur ? Il y a déjà perdu sa réputation de scientifique et lui a valu la récompense suprême de deux IgNobels, au lieu de poursuivre une carrière qui s’avérait prometteuse et fructueuse pour lui et pour la science.
    Montagnier, lui, s’est déjà pas mal ridiculisé avec ses extraits de papaye, mais on peut dire qu’il était encore dans son domaine de compétence, la médecine. Par contre, la « mémoire de l’eau », ca relèverait de la physique atomique, si ça avait la moindre chance d’être vrai, et non de la médecine. Toute référence à Montagnier dans ce domaine est donc un appel à l’autorité (sous-entendu, une autorité qui n’en est pas une pour le domaine en question).
    Pour les expériences ‘borderline’ faites par Benveniste dans les dernières années de son obsession, je rappellerais que ce sont elles qui lui ont valu le deuxième IgNobel:
    la transmission des propriétés médicamenteuses par e-mail…
    A ce jour, pas la moindre ‘avancée’ depuis le départ. C’est ce qui caractérise la pratique homéopathique: elle est figée dans le temps, celui du dogme, d’une pratique datant de deux siècles.
    Depuis ce temps, la vraie médecine a fait d’immenses progrès.

  5. Grandjean Guy dit :

    « La plupart des « bactéries méchantes » sont opportunistes
    bof, bof
    Le Sta doré, l’Escherichia coli, le St pneumoniae, l’Haemophilus inf,
    les Samonelles ne peuvent être qualifiées d’opportunistes…..

    • Benjamin dit :

      bof? Voici la liste exhaustive des bactéries « méchantes » donnée par les auteurs, et je n’y vois pas beaucoup de pathogènes professionnels!

      -Escherichia coli : elle fait partie de la flore commensale, est présente chez tous les humains… quelques souches sont réellement pathogènes, mais la mettre dans le camp des méchants, c’est vraiment exagéré. D’ailleurs, s’ils ont choisi coli parce que c’était plus pratique (comme indiqué dans le papier), il est certain que ce n’était pas une souche pathogène, mais une bonne vieille K12.
      -Staphylococcus aureus : porté par 20% de la population, combien de malades? C’est une bactérie typique des maladies nosocomiales, qui infecte des plaies ouvertes, et la plupart du temps c’est un commensal de la flore cutanée
      -Streptocoques du groupe B : qualifiés de pathogènes opportunistes dans cette revue parue dans Nature en 2006, puisqu’ils infectent surtout des nouveaux-nés, cibles réputées fragiles (la preuve, les mamans n’ont aucun symptôme avant de transmettre la bactérie) http://www.nature.com/nrmicro/journal/v4/n12/full/nrmicro1552.html
      -Pseudomonas aeroginosa : opportuniste, de l’avis de ceux qui l’ont séquencé http://www.nature.com/nature/journal/v406/n6799/abs/406959a0.html
      -Proteus mirabilis : idem! http://jb.asm.org/cgi/content/full/190/11/4027
      -Bacillus subtilis, Clostridium perfringens : des bactéries ubiquitaires, trouvées communément dans le sol ou le tube digestif ; combien de malades de ces bactéries?
      -Salmonella : OK, il en existe des pathogènes, mais aussi des espèces commensales. S’ils avaient une section matériels & méthodes digne de n’importe quelle autre publication, on saurait peut-être de quelle souche ils parlent, et on pourraient trancher : soit la majorité des bactéries qu’ils qualifient de pathogènes sont au pire des pathogènes opportunistes (et encore), soit la totalité.

      Je maintiens donc qu’en l’état actuel de la présentation de leurs résultats (peut-être y a-t-il d’autres bactéries émettrices de signal, mais ils ne les mentionnent pas), cette interprétation :

      « A non exhaustive survey of the bacterial species and
      of their DNA able to display EMS suggests that most
      of bacteria pathogenic for humans are in this category.
      By contrast, probiotic « good » bacteria as Lactobacil-
      lus and their DNA are negative for EMS emission. »

      est fausse en plus d’être biaisée.

  6. Grandjean Guy dit :

    Bien entendu, une infection bactérienne, grosso modo, profite « d’une baisse de la garde ».
    Mais peu de personnes résisteront à un aérosol de BK….
    Ni à un Tréponème, ni à une aile de poulet mal cuite
    tapissée de Campylos….ni à une troupe de Shigelles…etc etc

    90 % des infections urinaires de ville sont dues à des E coli,
    sans doute un peu « différents » du coli du colon.

    Alors que les centaines d’espèces anaérobies qui nous colonisent l’intestin ne provoquent jamais d’ infections courantes…le E coli 0157 est une redoutable bestiole qui sème
    la terreur dans l’agro bussiness, et il est rare parce qu’il traqué
    avec la plus grand ferveur
    Les ouvriers qui travaillent sur les chaînes d’abattage
    sont encore à la merci des Brucelles, qui sont des pathogènes vicelardes.
    Une jeune femme en pleine santé peut faire une infection
    urinaire à Proteus, jamais à Pseudomonas….
    Elle peut mourrir de ce qu’on appellait avant de fièvres
    puerpérales, à Strepto B, et si elle ne le fait plus , c’est
    qu’on s’en occupe….
    Toutes ces bactéries me semblent avoir des statuts un peu différents

    Effectivement, si la plupart ne nous veulent que du bien,
    celles qui nous en veulent ont été domptées…. jusqu’à quand?

    Leur résistance grandissante à notre arsenal thérapeutique pourrait nous révéler bien des surprises! Et modifier notre sémantique…..

  7. Benjamin dit :

    A votre avis, d’où viennent les E. coli des infections urinaires? Pour O157:H7, cf ma remarque sur les souches utilisées. Les fièvres puerpérales, ça me paraît bien décrire l’opportunisme des bactéries (il n’y a pas victime plus facile que la femme qui vient d’accoucher). Pour Proteus, je vous cite l’article mis en lien: « Proteus mirabilis is not a common cause of urinary tract infections (UTI) in normal hosts [...] However, this organism infects a very high proportion of patients with complicated urinary tracts, that is, urinary tracts with functional or anatomic abnormalities or with chronic instrumentation. »

    Mais surtout, pourquoi parler des bactéries dont il n’est pas question dans l’article qui constituent le sujet de ce billet?

    • Grandjean Guy dit :

      Les E coli des banales infections urinaires, à 95 % féminines,
      viennent du système digestif; mais il a été décrit d’authentiques
      « épidémies » aux E U, certains clones ayant été clairement tracés.(!!!)
      Il est alors difficile de ne pas la voir transiter par notre alimentation..(???).

      La classification des E coli devient chaque jour plus complexe,
      c’est lui qu’on aurait dû appelé Protée. Il ramasse tout ce
      qui traîne (gènes), il est courtisé par de nombreux phages. Il passe
      du statut de brave entérobactérie, du genre bovin, à celui d’uropathogène,
      il peut ressembler à un pili près à une Shigelle, ou s’armer
      de féroces vérotoxines.
      En bactériologie médicale, on parle d’opportunisme quand un déficit
      immunologique est clairement mis en cause
      C’est dans ce sens qu’on ne dit pas que le E coli est opportuniste, car
      il peut s’ installer chez quellequ’une en parfaite santé.
      Dans mon laboratoire, j’isole régulièrement des Proteus chez des
      « non malades », alors qu’on n’ isole jamais un Pyo sans un terrain particulier

      Je parlais d’autres bactéries pour apporter de l’eau à votre moulin:
      la distinction entre bactérie méchante et gentille est simplette
      dans l’article initial……

  8. ayatollah dit :

    vous Ecrivez : « le texte est truffé de grossières fautes d’écriture; je ne suis pas un ayatollah (enfin, si), mais ça témoigne peut-être d’une certaine précipitation de la part des auteurs… ou du journal. »

    Alors je vous suggère d’écrire correctement le nom de Jacques Benveniste !

    • Benjamin dit :

      Corrigé!

      N’hésitez pas à me faire part d’autres typos que j’aurais oubliées… La différence entre le blog et la revue scientifique, c’est que dans ce dernier cas la relecture par des des tiers intervient en amont (en principe)

      • Un passant dit :

        Corrigée? Il en reste une alors. « Pour résumer rapidement la première étude, les auteurs ont observé un signal électromagnétique (au moyen d’un dispositif mis au point par Benvesiste himself) … ».
        Je suis un béotien en biologie mais cet article fut très instructif.

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